Vrouwenpolder – Stellendam (70km)

 

9h30 : Réveil en fanfare! Une petite voiturette fait un tour complet du camping en passant en boucle le tube hollandais de l’été « Samen in m’n dorpje », et ce, dans le but de réveiller les derniers paresseux. Jérôme a mal dormi… Il a du attendre jusque 4h du matin dans les douches que ses batteries soient rechargées. On range le matériel en bougonnant, et vers 11h, on quitte le camping en douce.

Au planning du jour : la traversée des grosses digues qui relient les rives des différents bras de mer. Le paysage est splendide, avec des éoliennes à perte de vue. Elles s’intègrent impeccablement dans le paysage, apaisant la mer et freinant le vent. Même leur bruit est agréable, sorte de berceuse mécanique qui réussit à endormir Jérôme lors de la pause de midi.

Pas facile pour repartir, car le vent a tourné, et on l’a maintenant de face, ce qui ralentit fortement notre progression.
Après la traversée des deux premières digues, la route se poursuit dans un paysage complètement différent : une réserve naturelle de dunes boisées, où même les poneys sont en liberté.

Seul ombre au tableau, on meurt de soif ! L’eau du camping avec laquelle on a rempli les gourdes n’a pas l’air potable, et aucun magasin à l’horizon ! On finit quand même par tomber sur une machine à coca qui propose de petites bouteilles à un prix plus qu’intéressant ! 50cents pour 1/2l, Jérôme sent l’arnaque, mais il met quand même un euro dans le monnayeur, et arrive ce qui devait arriver… rien ne sort de la machine, ni la bouteille, ni la pièce. Après avoir secoué l’automate sans succès, on décide d’abandonner et de continuer notre chemin.

On arrive dans une petite ville, où on parvient à perdre la NSCR. A cause de la fête locale, les baraques des forains cachent les plaques indiquant la route à suivre ! Du coup, on se retrouve une fois de plus sur la mauvaise route, sans carte précise! Je dis « précise », car on a  quand même obtenu une carte générale de la région à un bureau de tourisme. On s’oriente tant bien que mal pour se diriger vers la dernière digue de mer à traverser. Elle fait plusieurs kilomètres de long, et on commence à fatiguer. On s’offrira un petit remontant à une échoppe de plage une fois qu’on sera de l’autre côté.

On continue à rouler vers notre premier objectif majeur, Hoek van Holland, où nous devons prendre le ferry pour l’Angleterre. La nuit est presque tombée, et nous sommes toujours en train de rouler. On devient nerveux, mais à force de demander à droite à gauche, on trouve un camping à la ferme.

Réception fermée bien entendu ! On s’installe dans un coin discret, à un emplacement réservé aux caravanes. Une douche électronique qui s’arrête toutes les 6 minutes (il faut changer de cabine à chaque fois) puis on fonce se coucher, bien crevés.