Norwich

 

Réveil naturel vers 8h30. Pas trop envie de se lever après une nuit sur un bon matelas. Tout doucement, nous nous mettons à faire les paquets pour repartir. On trie les fontes, dans le but d’éliminer un maximum de poids. Vers 11h30, on quitte le B&B, avec un gros sachet de vêtements à la main qu’on compte bien renvoyer par la poste à notre famille. Le patron du B&B semble un peu plus sympa que la veille, il nous aide à porter nos sacs jusqu’aux vélos, et insiste même pour nous donner quelques renseignements pratiques sur la ville.

Nos estomacs grondent depuis le matin, et on a bien envie d’essayer un « Subway », le fast-food sandwich par excellence. Sarah prend son temps pour commander… trop de choix dans la composition des sandwiches… Pas facile de se décider, et le serveur commence à s’impatienter… elle finit donc par opter pour un Spicy Italian. On mange calmement, un oeil sur le sandwich, l’autre sur les vélos.

On aimerait bien visiter la ville, mais difficile avec les vélos. Où pourrait-on bien les laisser ? En sortant du Subway, Jérôme accoste une dame à vélo qui nous conseille de nous rendre au poste de police, et qui se propose de nous y accompagner. Les policiers sont sympas et nous trouvent rapidement une solution: les vélos seront en sécurité dans le parking souterrain en face du commissariat. Après hésitation, on accepte leur proposition et Jérôme prend même le risque de laisser l’ordinateur portable dans sa fonte arrière, non sans une certaine crainte.

La dame nous attend dehors pendant que nous garons les vélos… elle a promis de nous mener jusqu’au bureau de poste le plus proche, afin que nous puissions nous débarasser du sac de vêtements inutiles. Alors que nous nous renseignons sur les envois de colis internationaux, notre guide, Margaret de son prénom, est rejointe par son mari Michael, et ils nous proposent tous deux de dormir chez eux ce soir. On se tâte, il n’est que 14h et nous voudrions encore avancer. Ils nous suggèrent donc de prendre notre temps et de les recontacter au cas où nous souhaiterions rester… Libre de toute contrainte, nous pouvons maintenant flâner en ville en toute quiétude, visiter les lieux incontournables et prendre quelques clichés.

Après une longue promenade, on se pose devant un bon petit café sous l’immense coupole du Forum, la bibliothèque ultra-moderne de la ville. On y consacre plus d’une heure à la rédaction de nos mémoires, retard oblige… Il faut dire qu’avec toutes les rencontres que nous faisons en chemin, il n’est pas toujours facile de gérer notre temps.

Vers 18h30, nous décidons d’aller récupérer nos vélos, non sans un peu d’appréhension… Heureusement, rien ne manque ! Nous sommes maintenant de nouveau sur nos selles et nous préparons à démarrer…

Mais toute réflexion faite, il se fait tard et la ville nous plaît assez! On sonnerait bien à nos nouveaux amis pour voir si leur proposition d’hébergement tient toujours…

Une heure plus tard, on se retrouve chez eux! Margaret est absente, et c’est son mari Michael qui nous accueille comme des rois, en nous proposant d’emblée la chambre d’amis et un bon repas! Un énorme sourire aux lèvres, nous rangeons les vélos dans l’abri de jardin, faisons un petit coucou à la poule et entrons dans la demeure. Michael et Margaret semblent passionnés de cuisine, si on en juge l’intérieur de la pièce : gousses d’ail qui pendent, épices de toutes les sortes, légumes frais du jardin, et une incroyable collection de livres de recettes…

Au menu ce soir, pâtes bio aux aubergines et salade gourmande. (câpres, laitue, tomates, agrumes, poivrons,…) En un mot, un régal ! On discute beaucoup avec Michael, en le questionnant sur sa vie et ses passions. En plus de la cuisine, le couple est aussi fan de jardinage à voir l’étendue de leur bibliothèque sur le sujet. En fait, ils ont tout du couple « éco-durable » : chauffe-eau solaire sur le toît, produits de vaisselle et de toilette éco, déplacements à vélo , légumes et œufs du jardin! Même leurs alcools sont « homemade »!

Un bel exemple pour nous donc… enfin presque, car on finit quand même par faire avouer à Michael ses quelques vices : il fume le cigare et est amateur de grandes bières anglaises ! D’ailleurs, une fois le repas terminé, Michael ne semble pas vouloir perdre de temps : à peine le temps de digérer qu’il enfile sa veste pour nous faire découvrrir le pub du quartier et quelques bières « so british ».

 

Alors que nous peinons à finir notre première pinte, Michael, lui, semble avoir la descente facile. On discute et on rigole jusque 23h, heure à laquelle le pub ferme! Tout le monde vole dehors en 10 minutes chrono! Et c’est le ventre bien lourd que nous nous mettons à marcher vers notre maison d’accueil de ce soir. Sur le chemin, Michael nous parle avec passion de l’histoire anglaise. Il est intarissable sur le sujet et semble fort cultivé… Au retour, notre ami nous offre encore un digestif costaud fait maison, puis nous rentrons chacun dans nos chambres pour une bonne nuit de repos bien méritée.