Wansbeck Campsite

 

Il est 8h quand Sarah s’éveille. Trop bien dormi ! Il a fait si calme dans le camping, et tout le monde semble encore y dormir profondément. Sarah court en urgence vers le bloc des toilettes, alors que Jérôme essaie péniblement d’émerger. Il n’a pas trop le moral aujourd’hui, et décide de se fixer comme seul objectif de la journée de glander un maximum. Il traine, prend une très longue douche, et retarde le départ en convaincant Sarah de faire une machine de vêtements. Elle préférerait partir, mais une fois que Jérôme avance l’argument que le monnayeur du lavoir est cassé et que l’utilisation des machines est gratuite, Sarah change subitement d’avis… On lave puis on sèche le linge, en nous nourrissant entre temps d’un Aiki Noodles, acheté au petit magasin du camping. Ils ont une prise de courant pour charger les batteries et même un réseau Internet sans fil gratuit! La grande classe, surtout pour un camping si bon marché !

Après avoir avalé nos soupes en regardant les photos de la veille sur l’ordi, on se sent d’attaque… pour une petite sieste ! Et si on restait un jour de plus ? Après tout les gardiens sont sympas, et on a tout sous la main ici ! On commence à s’attacher aux gardiens en plus, et ils acceptent même de nous expliquer le concept de « green tourism », dont leur site fait partie. Ils nous parlent également d’un homme de 80 ans qui aurait inventé un procédé révolutionnaire pour produire de l’électricité à partir de l’écoulement de la rivière Wansbeck, pourtant d’apparence fort calme… Selon les dires de la gardienne, il habiterait juste de l’autre côté du pont… On saute sur l’occasion pour y faire un tour, mais après avoir sonné à quelques portes, et fait travailler les méninges des habitants du village pour retrouver la trace de l’inventeur perdu, on doit se rendre à l’évidence: il n’habite pas ici, et on laisse tomber. Mais, ces recherches infructueuses auront tout de même eu du bon: elles nous auront permis de rencontrer des personnes très accueillantes qui auront remué ciel et terre pour nous retrouver ce drôle d’inventeur.

 

On retourne à la tente, bosser un peu sur le site pour Jérôme et réfléchir au repas du soir pour Sarah, dont l’estomac gronde encore. Les gardiens nous conseillent de commander : chinois, fish & chips, pizza ou kébab, on a l’embarras du choix. On choisit un « big deal menu » a 8£ : 2 pizzas au choix, une portion de frites et 2 cocas, le tout livré à la tente dans les 20 minutes ! Un bon deal quoi! Enfin… on se rend vite compte qu’on a eu les yeux plus grands que le ventre, surtout Jérôme qui a pris la grosse pizza toute viande bien bourrative. Difficile de digérer ! Sarah s’endort l’estomac plein alors que son homme s’enferme dans le lavoir pour avancer sur le site et charger les batteries. Il n’en sortira que vers 3h du matin pour courir dans le froid vers la tente, épuisé, et s’endormir immédiatement dans les bras de sa belle !