Our first day in Canada… Ever!

My gosh! What a day! Plus de 45h que je suis debout, fucking jetlag qu’ils disent par ici, je commence à comprendre. Ici à Vancouver, il est 23h, ce qui veut dire 8h du mat en Belgique, je suis crevé, épuisé, et prêt à m’écrouler, mais la serveuse du bar de l’hotel est tellement waouw, what a chick que j’ai trouvé je ne sais où la force de descendre les 5 étages qui m’en séparaient. Un beau sourire et une bière locale à 5.50$ plus tard, et me voila seul, devant mon carnet à écrire ces quelques lignes.

Récapitulons la journée.. Ca va pas être simple: une journée de 45h est forcément une journée longue à raconter. Par où commencer? Là ou l’aventure a débuté peut-être..

Lundi soir, 20h, je suis assis dans le jardin à côté de ma vieille mère qui a du mal a s’empêcher de penser que c’est peut-être la dernière fois qu’elle voit son fils. La journée a été dure, beaucoup de stress pour boucler la valise et peu d’heures de sommeil au compteur: c’est que la fête en pierreuse version bis la veille a été une bonne occasion de faire mes adieux au gang des bikers de Liège (dont je fais partie sous le surnom de Joli-Coeur). Du coup, dès le matin, il a fallu mettre les bouchées doubles pour finir les formalités du déménagement avec le proprio, faire une dernière lessive et sècher les vêtements in extremis, et puis aussi, trouver une valise assez grande pour pouvoir stocker le matos de camping.

Mon père, lui, est fin prêt depuis la veille. Il est assis, un peu nerveux, à côté de nous dans le jardin, et commence à se demander ce qu’il va bien pouvoir aller faire à l’autre bout du monde. Ma mère tente un dernier « mais pourquoi partir, donc? On est si bien ici.. », mais qui ne sera pas relevé de manière unanime, à sa grande tristesse.

Allison klaxonne devant la grille du jardin. Dernière étreinte familiale avant un an d’absence… Pas évident de trouver des mots pour dire quoi que ce soit. On monte dans la voiture, et Alli, dans sa grande bonté, nous conduit mon père et moi jusque Liège et nous dépose à ma nouvelle adresse, au Quai de Rome. Le train pour Bruxelles-Airport part dans une heure, on a juste le temps de passer à la toilette pour un, et de boucler les bagages pour l’autre, puis on part à pied vers les Guillemins.

5 minutes plus tard, mon père a déjà sa nouvelle chemise trempée de sueur. Lui qui avait décidé de voyager léger avec juste un sac (de femme) en bandoulière et un sac en cuir style valisette de médecin, se retrouve chargé d’un énorme sac plastique de mama africaine bourré jusqu’à la gueule de matos de vélo et de camping. On avance lentement, le MAMA-SAN (surnom du sac plastique) est vraiment trop lourd.. Si on continue comme ca, on risque le coup de sang avant même d’être montés dans le train. J’échange donc la valise à roulettes que j’avais posée sur le porte bagages arrière du vélo contre le mama-san, et la vie redevient vite beaucoup plus facile.

On arrive sur le quai où Sarah, Christelle, Claudio et Geoffrey nous attendent déjà depuis un bon quart d’heure. Quel plaisir de voir ses amis, ses vrais amis, venus vous soutenir jusqu’au départ du train. Romy est passée en coup de vent aussi, elle vient m’apporter des lettres de survie, à n’ouvrir qu’en cas de danger extrême ou de fin qu’on sent proche. Ca va être dur de pas les lire avant… Sarah, elle, de son côté, m’a confectionné une boite anti-ennui, avec des « gages » et des « réflexions » à découvrir quand le temps me semblera long. Mais à peine ai-je le temps de remercier pour ces touchants présents que déjà le train arrive, qu’on s’embrasse une dernière fois, puis que déjà le train redémarre et qu’on se quitte… See you next year, friends!

L’aventure commmence, on se retrouve seuls, mon père et moi, avec nos vêtements trempés par l’effort et nos bagages qui prennent un demi-wagon.
– « Je me demande quand même ce que je vais faire à l’autre bout du monde, tu sais », me dit-il en s’épongeant le front.
– « T’inquiète, au pire, si on s’emmerde, on trouvera toujours bien un moyen de dépenser du pognon! »

Le train s’arrête à Louvain, on a 30 minutes avant la navette pour l’aéroport qui est déjà en gare. Le controleur, qui prend gaiement sa pause, me demande si je veux qu’il me ramène chose à boire de la machine à coca. Pas de réponse sur le coup, je rentre dans le wagon et réponds à quelques sms encore non lus. C’est fou ce qu’un gsm peut vibrer un jour de départ à l’étranger!

Arrivée à l’aéroport, le controleur, toujours aussi gai, nous accompagne jusqu’à l’ascenceur, selon lui, bien plus agréable pour monter le vélo que l’escalator. Il nous répète bon voyage, bon voyage à plusieurs reprises, c’est tout juste s’il ne nous serre pas dans ses bras.

Il est minuit. Le hall des départs est désert. Aucun avion ne décolle la nuit apparemment, ce qui veut aussi dire que tous les bars sont fermés. Le plan A qui était de se bourrer la gueule à l’aéroport en attendant le check-in à 6h du mat est méchamment menacé! On s’assied dans un renfoncement, et on attend, la gorge sèche, faute de mieux.

L’iPhone vibre dans ma poche. C’est David. Il va passer nous dire au revoir, et, en grand sauveur, nous amener quelques bières pour nous aider à passer la nuit. En l’attendant, on fait des tours en solo pendant que l’autre garde les valises. Au troisième, le hall des départs est bourré de playboys en tongs et polo rose qui reviennent de leur semaine bi-annuelle de tourisme sexuel à Ibiza. Je fais tache dans le décor. Je remonte presto et je tombe sur David qui traverse le grand hall en marchant comme un cow-boy (porte bien son surnom, ce texan). Il a fait les 20 kilomètres de Bruxelles la veille et, comme à son habitude, a un peu forcé sur la mécanique. On passe un tout bon moment à discuter tous les trois en sirotant des bières comme des clodos attendant que le jour se lève.

Il est 2h, David est parti en nous laissant des réserves, mais mon père a du mal à garder les yeux ouverts, la canette de 50 a fait son effet. Il hésite à ouvrir celle qu’il lui reste, par peur de se faire refuser pour haleine d’alcool à la douane, puis finit par craquer.

Il est 3h, le temps passe vite, on s’est pas encore ennuyés une seule seconde. Quand on a plus rien à se dire, on se contente de regarder le spectacle qui a commencé sous nos yeux. Le premier avion de la journée décolle pour Malaga vers 5h, le check-in commence et les gens se pressent et se dépassent pour faire enregistrer leurs bagages au plus tôt. Ce qu’ils ne savent pas encore, c’est que plus tôt le bagage est enregistré, plus loin il est dans la soute, et plus tard il sort sur le tapis roulant à l’arrivée.

Un homme à la salopette verte et au t-shirt rouge est particulièrement phénoménal. La soixantaine, cigare éteint au bec, il se promène dans l’aérogare en grommelant et mattant le cul des filles. Il pousse un chariot sur lequel trone fièrement, outre ses bagages, un énorme carton de tv à écran plat auquel il semble tenir comme à la prunelle de ses yeux. Une black l’accompagne, et ils ont beau grogner assez fort tous les deux, pas moyen de comprendre ce qu’ils se racontent.

L’homme commence à chauffer mon père, la moutarde monte tout doucement et il lache des « keen saouille ti celui la » à chaque fois que l’homme passe devant nous. Ca dure comme ca pendant une bonne heure, puis le moment tant attendu arrive! L’homme vient trouver papa et lui fourre son passeport sous le nez.
– « Passport, nouméro, this one? » (l’homme en grommelant en direction de mon père)
– « Non, non allez m’emmerde pas toi, hein!  » (mon père en grommelant en direction de l’homme)

Fous rires multiples, l’heure avance, un starbucks laxatif et on se dirige vers le check-in. Les hotesses viennent d’arriver, elles ont l’haleine du matin et l’humeur désagréable. Pas moyen d’embarquer le vélo comme ca, il faut le mettre dans un carton soi-disant (information contradictoire sur le site web). Après discussions à différents comptoirs, on parvient à négocier un emballage dans du papier plastique (comme prévu sur le site) qui nous coûte 30 euros de plus, avec en prime la certitude de l’hotesse que le vélo sera cassé à l’arrivée.
-« Vous n’avez pas idée de la manière dont ils traitent les bagages à Heathrow! On jette par terre, et si ca casse, tant pis! »
Sur ces bons conseils et pour 5 euros de plus, on saucissonne aussi le mama-san et dans la foulée, on se presse vers la porte d’embarquement, car nos noms retentissent déjà dans les hauts-parleurs…

Il est 7h, le jet décolle, direction Londres.

Vol sans encombre, atterrissage d’artiste, contrôle des passeports renforcé, 3 heures d’attente dans un terminal à air vicié, à somnoler sur des sièges en métal, avec comme seul divertissement un vendeur de chemises s’affairant dans la gaieté à déplacer ses chemises d’un bout à l’autre de son magasin. Une tartine en triangle pour moi pour retrouver la bonne humeur, une pastille de nicotine pour papa pour retrouver un peu de zen, et c’est reparti, direction Vancouver cette fois-ci, pour un long vol de 9heures.

L’avion est énorme, on y rentre par le nez, en passant par la première classe. Ils ont l’air bien cons tous ces business men allongés dans leur baignoire personnelle avec leur verre de champagne à peine pétillant. Nous, nos places sont en deuxième, tout à l’arrière, l’un à côté de l’autre, mais pas du côté hublot comme souhaité: le système de choix des places marchait pas sur le site. Pépé se retrouve coincé entre un roux irlandais qui se cure dans le nez coté fenêtre et moi qui tend mes jambes côté allée.
-« Didju le vol va être long, faut pas oublier que j’ai déjà 6h sans nicotine au compteur hein moi! »
Heureusement, on nous donne un petit coussin et une couverture à usage unique (qui vont se révéler au final plus contraignants qu’utiles). Le rouquin tente d’échanger 2-3 mots avec son nouveau voisin, puis abandonne, voyant que ce dernier ne comprend rien à son anglais nasillard maché et remaché. A ma droite, un arabe à la jambe dans le platre a réservé 3 places juste pour avoir le luxe d’étendre son pied endolori, il y en a qui ont de la chance quand même.

L’avion décolle, même pas mal aux oreilles. Les hotesses sont tres pros et sympas, elles s’amusent à rassurer les plus inquiets d’un large sourire, et les plus assoiffés de mini-bouteilles de vin rouge. Sur l’écran LCD personnel en face de nous, on a le choix entre voir l’avion avancer millimètre par millimètre sur une carte approximative ou choisir un film/une émission en anglais pour passer le temps.

Mais on comprend vite que c’est beaucoup plus amusant de regarder l’écran des autres que le sien, surtout que le système tactile n’est pas des plus performants, et qu’ils doivent toujours s’y prendre à plusieurs reprises – avec un toucher dénotant une nervosité certaine – pour sélectionner ce film they can’t wait to see.

Nous, nos écrans sont coupés, on préfère discuter/somnoler. Plus tard vient l’heure bénie du repas, juste à temps, au moment même où on commençait à avoir envie de se dégourdir les jambes. Ce repas est un vrai miracle, tout le monde se calme d’un coup, on croirait presque qu’il y a un de la « chimie culinaire » derrière tout ca. Après tout, pourquoi ils mettraient pas des doses infimes de calmant dans le catering, hein?

Le temps passe lentement. 2 heures avant l’arrivée, il s’arrête presque. Pépé souffre en silence en chipotant sur son écran avec ses gros doigts. Il ne s’est tjrs pas levé de son siège, ca fait 7 heures, je me demande comment il tient le coup, impressionnant. Perso, j’ai les jambes en crampe, et je fais des faux aller-retour toilette toutes les 5 minutes. Comme distraction, j’ai trouvé le hublot de secours près de la cuisine qui me procure une dose minimale d’évasion.

En bas, c’est les rocheuses canadiennes à perte de vue. Je commence à me demander si c’est faisable à vélo… Pas d’ours en vue, mais bien des sommets enneigés, aussi loin que l’oeil humain puisse voir. A la fois ébloui et découragé par tant d’immensité, je m’en retourne sagement à ma place, en me promettant tout bas que, la prochaine fois, je réfléchirai à 2 fois avant de me lancer dans une nouvelle aventure.

Atterissage d’artiste, de véritable artiste, personne n’applaudit. Arrivée à l’aéroport. Mes papiers sont prêts, le moment est enfin venu d’obtenir ce famous visa vacances travail. Mon père fait la file en bon dernier, pendant que je double 300 personnes pour passer au service d’immigration. Le douanier est un méfiant, il regarde mes papiers, me regarde et regarde mes papiers pendant 5 bonnes minutes, avant que je me risque à sortir un :
-« Is there any problem, sir? »
– » No, that’s fine, enjoy your stay in Canada » (bruit de tampon encreur)

Yes! Je bous de l’intérieur en admirant mon shiny & new permis de travail. Un an d’aventure… Je fais connaissance avec un petit chinois apparemment dans le même état d’esprit et on part ensemble à la recherche de nos bagages respectifs. Moment de vérité… Le mama-san a t’il passé avec succès le controle anti-terroriste, et surtout, quid du vélo? Le mama-san sort le premier, il a l’air indemne, c’est déjà ca. La valise suit, et enfin le sac de mon père, baptisé le « Wells Fargo » pendant le vol, en raison de sa grande ressemblance à un sac de chercheur de pépites d’or. C’est d’ailleurs le seul à avoir été fouillé si l’on en croit l’étiquette controlled apposée sur le côté. Le vélo n’est pas là, il faut aller le rechercher sur un carrousel spécial à côté des guitares et des oeuvres d’art trop fragiles. Il est entier, je respire. Il fait même sensation sur le trolley, tout le monde me regarde, me sourit ou me parle.

Mon père n’arrive pas, à mon avis, il a du sonner avec ses bretelles en métal. Ah le voila le salopard. Apparemment, il s’est fait tutoyer en francais par le douanier. On se dirige vers la sortie pour poser notre premier pied à l’air libre sur ce sol canadien. Les gens ont l’air assez différents ici, bcp plus ouverts et surtout plus disponibles à autrui. On sort sous un soleil de plomb en poussant le trolley, pour se fumer une clope bien méritée. Après ces 14h d’emprisonnement ininterrompu, mon père en prend même une 2e. Puis, on se sépare en 2 équipes : le padre part raler au bureau d’air canada, histoire d’etre sur d’avoir une place coté hublot au retour, et moi, à la recherche d’une consigne pour le vélo pour le mois qui s’annonce. 170$ pr garder un oeil sur mama-san et vélo pendant 30 jours, c’est cher payé, mais ai-je vraiment le choix? D’après plusieurs personnes, il n’y a rien en ville, ni à la gare ni ailleurs qui assure un service de left luggage. Je n’ai pas le choix, je laisse donc le vélo et l’empreine de ma carte de crédit, et part retrouver mon père au comptoir d’informations de l’aéroport. L’employé essaye de le convaincre de prendre la navette pour le centre-ville pour 27$. Apparemment, il n’y a pas de service de bus, et on choisit donc de se laisser entuber sans relever. Après tout, il faut quand même accepter de se laisser un peu rouler les premières heures qu’on passe dans un nouveau pays. Ca fait partie du jeu…

Le shuttle part dans 30 minutes, on a juste le temps de se mettre un burger king sous la dent, et c’est la panse remplie à ras bord par leurs portions d’amerloques qu’on rentre dans le bus, ou il fait au moins 30°C à l’ombre. Pépé coule des gouttes, et semble souffrir comme jamais. Le chemin est long, une vingtaine de minutes, à travers les faubourgs mal famés du sud de la ville, aux rues en carré et aux devantures de magasin old school, avant de traverser le grand pont qui nous sépare de Vancouver downtown. Notre hotel est à 2 patés de maison du pont, sur Granville Street, l’artère nord-sud principale. C’est un quartier chaud, avec des pitas et des sushis bar pas frais tous les 20m, et des peepshows à 25c. Papa aime pas, sauf les peepshows.

L’hotel s’appelle le Ramada, on obtient la chambre 513 après avoir laissé une empreinte de carte de crédit à 50$. La chambre est au 5e, assez spacieuse avec deux queen beds, et une salle de bain avec baignoire, le grand luxe. On allume l’airco, on pose nos affaires, on se rafraichit un coup, et on part, plus légers, pour un tour de la ville. Il est presque 16h, on remonte doucement la rue principale vers le nord de la ville, sous un soleil de plomb. La rue de l’hotel est en travaux sur quasi toute sa longueur pour préparer les jeux olympiques d’hiver 2010, et quelques gratte-ciels sont en fin de construction, histoire d’être fin prets pour la date butoire.

On remonte jusqu’à la marina, sur le Vancouver place center, situé à côté de la gare du pseudo train aérien qui n’a pas grand chose d’aérien. Sous nos yeux, la baie de vancouver, et au loin, le fameux port où les grues s’affairent jour et nuit pour décharger les monstres au ventre plein venus des quatre coins du monde.

Plus loin sur la gauche, le cinema Imax, célèbre pour sa forme de bateau s’avancant vers l’océan.

On continue vers l’ouest, le long de la jetée, la ville est impeccable de propreté, il fait chaud à mourir, mais une petite brise de bord de mer y est omniprésente, ce qui nous ravit pour l’instant. La grande majorité des promeneurs sont des sportifs à l’air sain qui nous regardent d’un air désagréable quand ils traversent le nuage de fumée de cigarette que l’on véhicule derrière nous.

On arrive au bout de la jetée, dans West End et ses quartiers chics. Là, c’est Ferraris et consorts garées par des valets devant le restaurant avec poufiasses de luxe marchant au bras de leur plasticien respectif. Voir tous ces restaurants commence à nous donner les crocs, il est pas loin de 19h, et on se fait renseigner le supermarché le plus proche par une locale chinoise. Le magasin s’appelle l’Urban Fare, et c’est tout sauf un Aldi! Tous les produits sont ultra luxueux, à la limite du snob, mais tout, absolument tout est apétissant. Papa commence à toucher les fruits pour les sélectionner, jusqu’au moment où il remarque que le prix, qu’il trouvait déjà cher, n’est pas au kilo, mais bien à la livre…

On abandonne, et quelques dizaines de blocs plus loin, on finit au SafeWay, autre magasin de luxe, meilleur marché selon les locaux accostés. On tourne dans les rayons pdt longtemps avant de finir avec du pain, du fromage, du jambon, un concombre, deux tomates et une bouteille d’eau gazeuse. Papa réitère l’expérience des fruits et craque sur des pèches et des bananes qui pèseront lourd sur la note.

Ensuite, comme deux clochards, on se dirige avec nos sachets remplis vers le sud de la ville, la baie des Anglais, où on se pose sur le sable. La plage est bondée de jeunes en groupe venus se détendre jusqu’aux derniers rayons du soleil, le moment est génial, quelques filles siliconées au corps parfait échangent leurs dernières balles de volley avant de remettre leurs t-shirts et de se couvrir de la brise qui s’est levée.

Le soleil se couche, on repart vers l’hotel, en remontant doucement la beach avenue en direction du pont. La journée commence à être longue, on a bien du marcher 10km, les pieds souffrent. De retour dans la chambre, il est 21h, je descends à la réception demander un couteau pour découper la tomate et nous faire un sandwich fissa car le fromage dégouline déjà dans son emballage. La réceptionniste me conseille le resto de l’hotel, le Morissey, qui se révèle aussi être un super bar lounge. La serveuse a les yeux tres bleus et les cheveux très blonds, son regard pétille. Elle me prete un couteau en menacant de me tuer si je ne le lui rapporte pas dans l’heure. Je lui promets de venir boire un verre un peu plus tard.

Je raconte l’histoire au paternel en lui confectionnant un club sandwich qu’il avale en deux bouchées avant de s’écrouler sur le lit moelleux. Il est à peine 22h et il ronfle deja à réveiller un mort. Time for me to go, je me recoiffe un coup, m’arme d’un carnet de notes, d’un stylo et de 10$ et descends 4 à 4 vers le Morissey, apres avoir lavé le couteau.

Ca fait 45h que je n’ai pas dormi, je suis naze… Je m’installe au bar et commande une bière à la serveuse que je trouve encore plus jolie qu’il y a 5 minutes… On échange quelques mots, puis elle se remet au boulot, et je sors mon calepin pour tuer le temps. La bière descend lentement, mais son effet monte vite. J’écris des lignes et des lignes sans même réfléchir à leur sens (la preuve dans cet article). Je sors fumer une clope – on fume plus dans les bars depuis longtemps ici – et me fais accoster 3 fois sur 10 minutes pour un dollar, « or even a dime? ».

A peine mon verre vidé, la serveuse me fond dessus et me demande si je veux une autre bière. Sur le coup, je la trouve un peu trop commercante. Je bredouille que je suis fatigué, que je vais pas tarder, et blabla. Elle a l’air décue. Je me ravise.

-« After all, I think I’m gonna take another one, a last one ».

-« This one is on me! Cheers! », me lance-t-elle avec un clin d’oeil avant de retourner à son service de l’autre côté.

Waouw! C’est qu’elle voulait me l’offrir en plus la cochonne… Cheers milady!
Vers minuit, mes yeux se ferment, je passe la remercier pour la bière et lui souhaiter la bonne. My name is Jessica, see u later.. Je remonte lentement jusqu’à ma chambre, l’image de son sourire présent en mémoire, et je m’écroule sur mon lit jusqu’au lendemain matin. Ce premier jour était long, certes, mais quelle aventure qui s’annonce mes amis! Can’t wait to be tomorrow morning…

8 réflexions au sujet de « Our first day in Canada… Ever! »

  1. Yeah tu commences à parler comme un biker !
    Seems like you won’t forget to enjoy the 3 B’s (Beers, Bikes, Booties!), nice job!

    Bye bye and tête de mort !

  2. « O Canada! Terre de nos aïeux,
    Ton front est ceint de fleurons glorieux!…..

    have a nicely ride buddy!

  3. Bienvenue au Canada!!
    I wish I was there to welcome you properly in Alberta:) Enjoy!!!!!!! Bisous! xo

  4. Hello Maurizio Chavertè

    Je vois que ca commence bien cette aventure :)))

    Haha cè cool que le texan soit venu :))

    Je viens de finir de regarder HOME…Tu as pu le voir ?

  5. Chers bourlingueurs, voici un premier carnet bien prometteur. Bien vite les prochains…

    Mais il s’abandonne, saisi, à l’essence de toute chose
    ignorant des surfaces, mais saisi par le mouvement de toute chose
    insoucieux de dompter mais jouant le jeu du monde
    véritablement les fils ainés du monde…

  6. Awesoooooooome dude,
    Liège City Bikers Crew is proud of u Joli-Coeur.
    Can’t wait to read some more bloody great stories!

    PS: si tu trouves une veste en poils de Grizzly faits moi signe

  7. Hey mate, it’s Pat (bald guy) from the Braineater event on Fri night. Loving your blog! Even if I can’t understand it! Great photos! WordPress eh? Maybe I shall try this for my next blog (if I do one) as it’s got a great look to it, and my present blog is almost full now. Anyway, I shall watch this space and see how you get on. I can’t find your email address located on this blog though. And I was going to give you some suggestions which you may or may not want to take up. Some of which may be obvious, but here you go:

    A) What I think is essential! A must see! Is the journey between Banff and Jasper. This is considered to be one of the most beautiful and stunning road trips in the world. An absolute gem! While up here you want to go up both the tram rides in Banff and Jasper and you will be on top of the world. Panoramic breath taking views! Mountains galore! This rivals anything i’ve seen in the Himalayas! Also, along here are several highlights which are, in no particular order, Lake Louise (walk around it), Peyto Lake (view point) Moraine Lake (view or boat). Here’s taster of what you’re in for: http://www.bergoiata.org/fe/Mattes1/Canada%20-%20Alberta%20-%20Moraine%20Lake.jpg

    B) The getting there from Vancouver? I suggest you go via Hope through Manning Park to the Okanagan and take in some sights around the Okanagan which is Canada’s only desert and the wine making region. Don’t drink too much and ride yourself into the lake though. Osoyoos may be too far down and out of your way, but have a look on Google Maps and see what you think, but basically you want to head up along the Okanagan Lake between Penticton and Kelowna. Then Vernon to Revelstoke and onwards to Banff. The landscape changes quite dramatically from the Okanagan Valley into the Rockies and you would pass through several National Parks en route. Boy are you going to be fit! Also, bare in mind that there are some amazing places to camp all along these routes. And camping is way cheaper than hotels. Take your time! Soak it up! This is really once in a lifetime stuff! Meet the locals and travelers and have a blast Very very friendly people up there.

    I know Jasper is quite far up and it would then be logical for you to head out towards Edmonton as opposed to Calgary to continue your journey. So be it! I just think that everyone should experience this part of the Canadian Rockies at least once in their life! It rocks! After that, it’s going to get very flat…and Zen!

    But hey, you’ll do whatever you do! Enjoy whichever route you take!

    No matter how far East you go, there’s always more East to go!

    I reckon, it’s not religious to be religious! I reckon a crow is religious, because it flies in the direction it feels itself drawn to, and not because it thinks itself eternal. Be the crow!

  8. I forgot to mention the Columbia Icefields although that’s hard to miss if going between Banff and Jasper.
    http://www.explorerockies.com/columbia-icefield/

    One thing though, that is easily missed however, is the Saskatchewan Glacier which is part of the Columbia Icefields but you can’t see it from the road. You have to hike up about an hour or so to see it and I highly suggest you make the effort. It’s not a difficult hike. We had an unfit smoker with us who made it without any problems. The entrance and trail up to the view point is before you come to the Athabasca Glacier when coming from Banff. You can’t actually get onto it, but you do get a fabulous view of it. It’s the largest ice mass South of the Arctic. You can find out exact details from tourist office in Banff or from locals. It may not look that impressive if you Google it, but believe me it is, in the true sense of the word, totally awesome!

    Bit limited for places to stay around there though. Check on camping sites in the area from the tourist board or you may have to spend a night at the Hotel at Athabasca Glacier. Not sure how much of a budget you’re on. Back facing rooms cheaper. Best book in advance in high season.

    All along this route between, and in and around, Banff and Jasper are waterfalls, walks, hikes, views etc….

    As there are so many options, if you do want to see some of these, it’s probably best to get selective and just ask the Tourist Board for the best waterfalls, best views, best walks, best easy hikes, etc…

    And again, like I say, you’ll come across some of the best camping sites ever in these B.C. and Alberta parks! Enjoy!

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