Another day in Banff

8h30, le réveil sonne, une fois de plus… Mal dormi, très mal dormi même! Scott n’avait plus qu’une chambre avec un grand lit, une horreur : dormir avec le monstre! 🙂  mais à la guerre comme à la guerre, pas vrai?

Le monstre est en forme, il a ronflé toute la nuit comme d’hab. Il fonce vers la salle de bains de droite, la verte, pendant que je prends celle de gauche, la rose. Lavage à l’évier pour le premier, petite douche pour l’autre, et on ressort tous deux déjà un peu plus frais…

On descend les marches en direction de la cuisine pour le petit déjeuner continental dont Scott nous a vanté les mérites hier soir…

Le patron n’est pas là. D’après une autre locataire, il a joué toute la nuit au poker sur internet. Nous qui nous attendions à des bons oeufs au lard encore baveux, on devra finalement se contenter d’un café tiède et d’un toast grillé tartiné de beurre de cacahuètes. Papa est à deux doigts de vomir, me dit-il, il ne sait pas si c’est le café, le beurre d’arachide, ou les deux…

Je trouve un post-it et laisse un mot à Scott sur la table du salon. « Hello Scott, slept well? We’d be happy to stay here one more day. Please call me if any problem, thx ».

Pas qu’on aime spécialement la ville ou le déjeuner continental, mais le logement est bon marché et notre coeur tire vers le lac Two Jack, entraperçu la veille!

Promenade matinale le long de la rivière, vrai café dans un coffeshop du centre, puis voiture direction l’observatoire du mont Sulphur. On y accède à pied (1/2 journée de marche) ou en téléphérique (30$). J’hésite. Papa pas, il est déjà dans la cabine…

La montée est impressionante, vue sur Banff et ses environs imprenable. Assez différent de ce qu’on peut voir dans les Alpes, où toutes les vallées sont assez encaissées. Ici, ça ressemble littéralement à une chaîne de montagnes : large vallée, avec de part et d’autre, des sommes qui s’alignent gentiment en file indienne, aussi loin que le regard puisse porter.

La cabine nous dépose au restaurant, relié à un autre sommet, l’ancien observatoire par un chemin d’escaliers de bois. On se pose sur un banc face à la montagne et on avale notre demi-sandwich acheté en ville ce matin. Les oiseaux et les écureuils me vendent leur image contre quelques miettes de pain (vidéo à venir p-e).

On marche vers l’observatoire, c’est en fait une ancienne cabane de pierre servant autrefois de refuge à Norman, un banffeur bien connu. Tout a été reconstitué comme tel : petit lit, table, machine à écrire, stylos et papiers, poêle à bois pour les soirées d’hiver… Je bave!

2e objectif de la journée, se poser au fameux lac Two Jake. Sur le chemin, au loin, une bête noire traverse lentement la route.

– « Hey, un ours! Ralentis, ralentis. L’appareil, vite! »

Trop tard, il a disparu!  Mais on a pas rêvé, il y a bel et bien des ours dans les rocheuses, même à 5 km des villes…

Pépé se gare au bord du lac et part se promener dans le coin à la recherche d’autres ours, pendant que, dans la voiture, fenêtres ouvertes, sur fond de musique calme, je m’octroie ma traditionnelle sieste de l’après-midi. Bonheur!

Il revient une heure plus tard, je n’ai toujours pas bougé. Il s’assied, on discute…

Une famille japs se gare à côté, ils sont 6. 15 minutes plus tard, après au moins 200 photos de combinaisons différentes des membres de la famille face au lac, ils repartiront, heureux, sans même avoir posé leur regard sur la beauté de l’étendue d’eau immobile. J’ai peur de ne jamais les comprendre… et puis, qu’est ce que ça doit être chiant leurs soirées photos de vacances. (pensée pour Guylles, alias Gogo-Saturday, en partance pour le japon).

Je finis par sortir de la voiture (je ne vaux guère mieux, me direz-vous) pour faire un tour sur la presqu’île, José Gonzalez dans les oreilles, l’instant est grandiose, frissons et tutti quanti. Nostalgie, je pense à elle… puis je me reprends et rejoins le padre à la voiture, qui veut faire un dernier arrêt aux chutes de la rivière avant d’aller siester une heure au B&B.

Quand il se réveille, j’ai juste fini d’uploader mes news, et, soulagé et content, je lui propose d’aller manger un bon bout.

On se perd devant un vieux spaghetti bolo à l’Old Spaghetti Factory, une chaîne de restos spaghetti à travers le pays. Prix démocratique, 10$ l’assiette, service et cadre sympa, bouffe pas trop mal. Agréable surprise dès notre arrivée, le serveur nous apprend que le menu, l’assiette donc, comprend entrée, dessert et café. Ca devient du très très démocratique du coup!

On en profite pour prendre du vin, histoire de redonner des couleurs à Pépé qui se sent faiblard depuis son réveil. Il n’arrête pas de répéter : « je vais avoir ma daille moi, je le sens! » (cf. keen daille keen daille po les rodjes, pour les connaisseurs de la fête à Hermalle).

Panses remplies, petit tour digestif, et de retour chez Scott. Sale odeur de fauve dans la chambre, le « graillon » d’après papa, on se renifle l’un l’autre pour savoir qui c’est, puis on finit par remettre la faute sur Scott!

On répond à quelques mails en vitesse, puis pépé enfile son pyjama, empile les 2 coussins, prend son brand new petit nounours dans ses bras (acheté d’un coup de coeur au mont Sulphur ce matin), et s’endort comme un petit garçon!

Je vais faire mon tour d’adieu à la ville, c’est devenu une habitude, puis c’est une excuse pour remplir ce carnet à mon aise. Pas trop la causante avec les autochtones aujourd’hui, mais la soirée vient juste de commencer…

Une réflexion au sujet de « Another day in Banff »

  1. Q’il est mignon ce petit nounours! Pq pas l’appeler Sulphur?!
    En tout cas les paysages sont grandioses. Merci de nous en faire profiter!
    Vivement la suite!

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