Edmonton to Calgary

8h30, papa est debout! Pourquoi ne pas profiter un peu plus de ce super lit didju? Eu du mal à m’endormir hier moi! Around 4am je crois, et pour deux raisons 1) papa respirait fort (passe encore) et 2) la 640 est la seule chambre de l’étage à être coincée entre deux ascenceurs.

Mon père me propose un café, que je lui demande de postposer après sa douche, histoire de gagner quelques minutes de sommeil.

Il revient 15 min plus tard, le visage bleu.
– « Il y a pas d’eau chaude, c’est pour crever, ti! »

Sur le coup, ça me fait rire, mais ne m’empêche pas de me lever de mauvais poil! 2 jours sans tabac, ça n’aide pas spécialement.

A la réception, on montre calmement notre mauvaise humeur. On adore l’hôtel qui est super classe, mais on a pas pu dormir avec le bruit des deux ascenseurs et pas moyen de se laver car pas d’eau chaude.

L’employée s’excuse et nous fait 50% sur le prix de la chambre. J’arrête de râler instantanément et hésite même à lui donner un pourboire! Ce luxe là pour 50$, même sans eau chaude, c’en est bien assez que pour me redonner le sourire.

On reprend la voiture au parking et on quitte la ville par le Sud, direction Calgary.

On compte passer par Red Deer, à mi-chemin, pour visiter un site de l’époque jurassienne. La route est plate, droite et monotone tout le long. J’en profite pour écrire la journée d’hier dans mon cahier, pendant que mon père conduit, l’oeil vif et rivé sur l’horizon, avant de m’endormir pour quelques heures.

Quand j’ouvre les yeux, papa roule toujours, mais on est 200km plus loin, pas loin de Red Deer, où on s’arrête pour faire quelques courses. On exagère : mortadelle, fromage frais, chocolat… en gros, les pires ingrédients à conserver par cette température. On se trouve un coin à l’ombre pour manger et digérer dans l’herbe, puis on repart.

La route descend dans une immense cuvette, sorte de canyon peu profond, creusé par une ancienne rivière. Il y fait à MOU-RIR de chaud, si bien que même l’air-co ne suffit plus.

L’ambiance est un peu tendue, ça vient surtout de moi, le manque de nicotine se fait de plus en plus sentir, et la courte nuit ne favorise pas la chose. Chaque chose que mon père dit m’énerve, je deviens désagréable, et lui aussi…

Dans la ville, aucun dinosaure à l’horizon, à part d’affreuses répliques en papier mâché à chaque coin de rue. Tout y est fait pour attirer le touriste, alors qu’il n’y a, au fond, pas grand chose d’intéressant à voir.

A l’office du tourisme, on nous renseigne le « Last Chance Saloon » à Wayne, un petit patelin plus au Sud,  ainsi que les fameuses Hoodoo’s, sortes de monticules de pierre ayant résisté à l’érosion de l’ancienne rivière et du vent.

On commencer par se réconcilier devant une bonne vieille bière Canadian au vieux Saloon, avant d’aller faire un tour du côté des Hoodoo’s, puis continuer vers le sud.

Les plaines sont de plus en plus vertes, on se croirait presque dans le train entre Bruxelles-Liège, du côté de Waremme. Mon père trouve ça monotone, mais j’aime encore bien, tous ces champs à perte de vue, c’est presque propice à la méditation et à la poésie. (pas vrai, Teresa?) Je m’imagine déjà traverser ça à vélo d’ouest en est sur 4000km, comme un chevalier qui parcourt l’étendue de ses terres (hum)

Au loin, Calgary approche, on commence à voir les premiers gratte-ciels. Dans le centre ville, les hôtels sont hors de prix, rien à moins de 200$ la nuit. L’iphone finit par nous trouver un Econo-Lodge à 80$ un peu au nord, près de l’Université. Ca fera l’affaire pour aujourd’hui…

On est crevés, assommés par la chaleur, surtout papa qui a 400km dans les pédales. On s’écroule sur les lits en s’abrutissant de publicités bien américaines qui défilent sur chacune des 45 chaînes que propose le poste de télévision. On ouvre un paquet de chips à deux, on avale quelques poignées, puis mon père se ravise et ferme le paquet.

– « Faut qu’on arrête, ils arrachent trop! Fais moi confiance, je suis un spécialiste en chips! Si on arrête pas maintenant, il va nous falloir au moins 2 canettes de 75cl de bière chacun pour se réhydrater et pouvoir dormir. »

On rigole un bon coup, on finit nos miches de ce midi avec notre mortadelle plus fraiche et le fromage (qui périme ce soir à minuit), puis j’écris ces lignes en vitesse, sans grande envie de les relire, je poste le tout, et au lit mon ami, car demain c’est Calgary!

Une réflexion au sujet de « Edmonton to Calgary »

  1. ant trouve la blonde sur le banc de la piscine pas mal il aime aussi le dos nu de l autre.il attend son pc jeu.il trouve la chambre du chalet waaww.et pour papa il ne doit pas oublier son app photo.

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