Prince George – Prince Rupert

Réveil matinal pour nos aventuriers, le train démarre dans une heure, s’agit pas de le louper. On plie armes et bagages et on démarre direct, aujourd’hui, d’après Gilbert et Louise (son assistante), pas d’arrêt prévu, peut-être un ou deux si on a le temps, mais c’est vraiment pas sûr.

La journée passe ultra lentement, autant c’était agréable hier, autant aujourd’hui, c’en est trop, c’est vraiment une journée chiante. Papa est bien d’accord avec moi, et sur les 2 dernières heures, commence même à trépigner…

A mi-parcours, lors du seul arrêt de la journée, 4 femmes montent et viennent s’asseoir sur mon siège pendant que je me dégourdis les jambes dehors. On les surnommera les Tata Nicole (en hommage à Tata Nicole bien entendu). C’est 4 copines, toutes plus sympas les unes que les autres, qui fêtent un anniversaire! Elles se sont éloignées de leur mari pour le week-end, et se sont offert une grande randonnée de 2 jours avec retour en train. (seul événement un peu intéressant de la journée)

Ah si, deux nouvelles personnes à bord du train aujourd’hui : un père et son fils (qui ressemble à une fille) qui stressent car ils ont un bateau à 21h à Prince Rupert (le train est supposé arriver à 20h30). Gilbert va faire tout ce qu’il peut pour respecter le timing, mais ne promet rien. (Et il a raison de ne rien promettre, car une fois arrivés à Prince Rupert, ils auront beau courir comme des forcenés vers le bateau, celui-ci larguera les amarres juste devant leur nez!)

Bon il est 21h, on sort de 12h de train, autant dire qu’on n’en peut plus! Le pire est que le bateau part à 6h demain matin, et qu’il faut être là 2 heures avant pour le check-in, c’est un peu con de prendre une chambre d’hôtel pour dormir 5 heures à tout casser.

On se renseigne auprès des autres voyageurs, la plupart prennent le bateau demain matin aussi, mais ils ont tous réservé une chambre, sauf les Tintin qui vont au camping.

Je demande conseil à un jeune employé du chemin de fer, une sorte de J-f D’heur qui m’apprend que le terminal ferme la nuit et qu’il fait bien trop froid que pour attendre dehors. Par contre, si on veut, il peut nous déposer à un hôtel pas cher… Sympa le gars! On monte dans sa voiture sport, et il nous dépose à l’auberge de jeunesse du coin, où on retrouve nos amis du train, les chinois et le croate qui sont déjà en train de s’installer.

L’auberge est pas chère, 25$ par personne par nuit en dortoir, mais comme nous dit le gars, on sera seuls dans un dortoir de 14, vu qu’il y a personne aujourd’hui, parfait tout ça!

On part faire un tour en ville, qui à première vue a l’air un peu dangereuse de par sa population nocturne, c’est quand même la première fois qu’on voit une bagarre en un mois. Par contre, les alentours sont géniaux! On est vraiment sur la côte, le long des fjords qui viennent du pacifique. En fait, ça ressemble fort à une petite ville norvégienne, en un peu plus sale.

On se trouve un resto seafood, et on s’offre le premier vrai bon repas du voyage, un super steak de saumon grillé avec riz et légumes. Super bon moment, on savoure et on est ravis, car au final c’est pas beaucoup plus cher qu’un burger ou une merde dans le genre, pour un plaisir au moins 100 fois supérieur.

On retourne au b&b, il est déjà 23h, papa s’endort, et je me réfugie dans la salle commune, profitant du réseau wifi pour uploader des news et chatter avec mes potes qui viennent de se lever. Puis, vers 2h, j’essaie de dormir, mais pas moyen, les boules quiès me font l’effet inverse : j’entends ma propre respiration et ça m’énerve! Je me retourne donc sans arrêt jusque 4h sans trouver le sommeil, puis je décide d’abandonner, de me lever et de prendre une douche avant de réveiller mon père pour partir ensemble vers le ferry.