A few days in Vancouver

Mercredi 8 juillet
J’y vois déjà plus clair, le mal de tête est passé, la peur de la solitude aussi. Je commence la journée par un café au coin de la rue, à répondre à quelques emails pressants, puis retourne dans ma chambre, rattraper le retard sur le site. Je décide de prendre une nuit de plus au YWCA. Jordi m’avait bien proposé de m’héberger, mais ça me gène un peu, peur de déranger. Dans le fond, on se connaît peu, juste de soirées sans fin où on a rarement échangé plus de quelques mots…

Je passe l’aprem à réparer ma sacoche avant. Pour finir, je me décide à m’acheter un kit d’attache guidon canadien à 20$ et je passe plusieurs heures dans le parking de l’hôtel à percer de nouveaux trous au canif dans le plastique de la sacoche pour adapter le système. Ca prend du temps, mais ça tient, première bonne nouvelle!

Deuxième bonne nouvelle, Jordi me sonne, il me repropose de m’héberger, génial! Il dit qu’il a beaucoup de boulot, qu’il sera sans doute pas beaucoup là, mais que si je veux dormir sur son canapé, ce sera avec plaisir! Parfait! On se fixe rendez-vous demain vers midi, chez lui, dans Kitsilano, un des quartiers les plus agréables de la ville, me dit-il, peuplé principalement de petits bourges qui se trimballent tapis de yoga à la main.

Jeudi 9 juillet
Je quitte l’hotel vers 11h, la femme de ménage, avec qui je me suis lié d’amitié (ça l’arrangeait bien de jamais devoir faire ma chambre) me donne quelques sacs poubelles pour emballer ma tente et mon sac de couchage en cas de mauvais temps. C’est rustique et ça fait clodo, mais c’est déjà mieux que les sacs étanches à 50$ de chez Mountain Co-Op.

Je rejoins Jordi chez lui, sur la 2e avenue. Il a pas menti: le quartier est génial, rues arborées, gros bungalows ou petits immeubles, voitures qui laissent passer les piétons quand ils traversent, jolies filles en maillot de bain, bref, tout pour plaire. Son appart aussi est vraiment sympa, beaucoup plus grand que ce que j’imaginais, et le canapé est un vrai lit. On discute un peu sur la terrasse, puis on se sépare, lui a une réunion avec ses collègues dans un Starbucks, et moi, j’ai bien envie de passer l’aprem sur la plage… Une roue du vélo est à plat, ça commence bien! Une petite heure dans la remise a suffi à crever le pneu arrière, soi-disant increvable… Je décide de reporter la réparation à demain, et pars me poser sur Kit’s Beach.

On se retrouve au soir pour un resto de sushis en tête à tête. Jordi est aussi fan du sushi que des asiatiques, et il a bien raison le salaud : j’adore aussi, même si j’ai encore du mal avec les baguettes en ce qui concerne les sushis. Il m’avoue que ses habitudes ont bien changé depuis qu’il vit ici : la ville est tellement saine, la qualité de vie tellement élevée, qu’on perd vite ses mauvais habitudes de belge pour en adopter d’autres. Fini les soirées en ville jusqu’aux aurores à rentrer déchiré chez soi après avoir fumé un paquet entier, ici, vu le prix, c’est plutôt avec parcimonie qu’on force sur la bibine, et puis, de toutes façon, tout ferme à 2h du mat, histoire que les gens soient en forme pour travailler le lendemain. Pour ce qui est du tabac, encore mieux! Personne ne fume ici ou presque, et le réflexe se perd presqu’automatiquement d’après lui.

Ce soir, par contre, étant donné la présence de sang belge dans son appartement, il est bien partant pour se bourrer la gueule. Après le saké du resto sushi, on continue avec une bouteille de bière québécoise, à qualité semblable à celles des meilleures bières belges, puis, on se décide à rejoindre Booh et Simona au club. Il est 22h, bizarre de sortir si tôt en boîte, mais on s’en fout, on commence à être chauds! Une petite pisse dans un bosquet, une autre canette dans la rue (tout ce qui est interdit ici en gros), et on arrive au Caprice’s, le plus gros club de la ville. On est déjà bien joyeux, et ça ne fait que commencer…

Ci-dessous, quelques clichés à titre d’exemple, dont la fameuse danse de la noupette (du miaouu quoi), aujourd’hui exportée dans le monde entier ou presque (video disponible sur simple demande du Dwel).

Vendredi 10 juillet
Réveil difficile, mal à la tête. Sais pas par quel miracle j’ai réussi à rentrer entier (le taxi peut-être?). Je me souviens que je dansais avec une chinoise nommée Chantal, que j’ai perdu Jordi dans la boite, que j’ai reçu un message vocal comme quoi il rentrait chez sa copine, qu’une prostituée m’a mis la main au paquet sur le chemin du retour, et que j’ai fini par monter dans un taxi, point barre.

Hydratation, robinet qui coule dans mon gosier, petite douche, et voilà Jordi qui rentre! On se remémore la soirée d’hier, puis je le laisse bosser sur ses corrections de mémoire (il est particulièrement sévère les lendemains de veille) et repars comater sur Kit’s Beach.

Quelques heures plus tard, après avoir repris quelques forces (et un demi-dafalgan), je me sens déjà mieux. Coca bien mérité à la terrasse de la plage, deux femmes d’une quarantaine d’années cherchent une place. Je leur indique ma table inoccupée… Géraldine, d’origine anglaise, médecin à Vancouver, et Joe, néo-zélandaise, prof de théatre dans son pays sont particulièrement sympa. On s’entend super bien, même si j’ai du mal à décrypter l’accent kiwi de Joe. Elles me présentent leurs filles respectives: Julia, qui étudie en Ontario, et Juliet, qui est en vacances avec sa mère, très sympas toutes les deux. Julia propose de m’héberger quand je passerai dans son coin, et dans l’immédiat de sortir en boîte avec elles ce soir. Ca me tente, c’est sûr, mais bien trop crevé ce soir…

Retour à l’appart, Jordi et Booh sont là, elle a faim, moi aussi. On part tous les 3 se faire les meilleures pâtes vietnamiennes que j’aie jamais mangé. Mac-Lam n’est rien d’autre qu’un imposteur, je l’ai toujours su! On continue par une balade sur la plage, et un verre dans un café chicos avec vue sur mer. Toute bonne soirée calme à papoter qui se finit devant un thé dont Booh a le secret.

Samedi 11 juillet
Grasse mat, suivie d’un déjeuner chez Sophie’s, sur la 4e avenue, un des meilleurs endroits de Vancouver pour le breakfast d’après Jordi. Il a bien raison, on a du mal l’un comme l’autre à finir notre Lumberjack Breakfast (déjeuner du bûcheron pour le profane) : oeufs & lard & saucisse & jambon roti & pancakes au sirop, la totale!

Jordi et Booh partent comater un peu sur la playa, pendant que je fais mes dernières courses en prévision du grand départ demain matin. Ce soir, je suis invité à un grand souper de famille chez la tante de Julia (qui doit sans doute être la soeur de Géraldine). Un grand moment en perspective! Mais il est déjà 16h30, et Julia m’annonce par sms qu’elle passera me chercher dans 30 min. Je cours jusqu’à l’appart. Affreux, auréoles bien visibles en dessous des bras, je transpire comme un boeuf dans ma chemise qui a pas mal rétréci au dernier lavage! Impossible à camoufler et pas le temps de prendre une douche. Pas le choix, va falloir faire avec!

Dans la voiture, je fais connaissance avec Catherine, la soeur de Julia, qui ressemble pas mal à une certaine Junior (qui se reconnaitra) et Bridget, celle de Juliet. La maison est à 30 minutes de la ville, à Port Coquitlam, sur le chemin que j’emprunterai sans doute demain. J’y suis accueilli comme un membre de la famille, voire encore mieux! Je passe la soirée à faire connaissance avec à peu près chacune de la vingtaine de personnes présentes, et plus particulièrement avec Drew, qui s’apprête à faire le tour de l’Europe cet été, un gars vraiment bien, pas mal de choses en commun, j’espère bien qu’on se recroisera un jour ici ou là! En attendant, c’est l’anniversaire d’Adrian, 63 ans, et il est temps de souffler les bougies… Une petite visite de son atelier de peinture, une photo souvenir, et les filles me redéposent déjà devant chez Jordi, vraiment une toute toute bonne soirée! J’aurais aimé en parler plus en détail.

Retour à l’appart, dernière bière québécoise, « La fin du monde », avec Jordi avant le grand départ pour l’Est demain matin. Je lui dois quand même une fière chandelle au Jordi, pour le coup de pouce de ces derniers jours, mais, au delà de ça, je dois avouer que ça m’a fait vraiment plaisir d’avoir pu le connaître un peu mieux, surtout ici et dans ces circonstances…

Une réflexion au sujet de « A few days in Vancouver »

  1. Meerrdeee, je savais que la danse de la noupette ferait un tabac dans le monde entier… Va sérieusement être temps que je trouve un business plan pour commercialiser cette affaire.

    Bon…

    En attendant je veux bien le numéro de la fille qui a l’air de particulièrement bien danser la danse de la noupette.

    Dwel.

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