Peachland once again

8h, je me réveille face au lac comme prévu, c’est magnifique! Chaque matin devrait être pareil à un comme aujourd’hui. Je remballe mes affaires à mon aise et passe boire un café dans le centre. La route est toujours barrée, pas grave, de toute façon, maintenant que j’ai mon petit emplacement de camping préféré, j’ai plus trop envie de rouler à vélo, suis en vacances après tout, non?

Et puis, c’est que je commence à me faire des amis dans le coin. Par exemple, Adam, un jeune plombier qui vient m’accoster dans le parc, et qui m’expose ses idées par rapport à l’évolution humaine et technologique, un gars pas con du tout. Puis, il y aussi Juan et ses 3 autres amis, des mexicains qui viennent de débarquer, qui parlent pas un mot d’anglais et qui cherchent du boulot.. Ah oui, et le chef des pompiers qui hésite à embarquer mon vélo dans son camion et me faire passer la ligne de sécurité, et enfin le patron du stand de burgers qui m’apprend que la ville a mis un bateau taxi gratuit à disposition des gens qui doivent se rendre à Kelowna!

Des que j’ai cette bonne nouvelle, je fonce au port me renseigner. Je trouve pas le taxi en question, mais je rencontre Brian, un pompier cinquantenaire en vacances, qui est aussi marin d’eau douce et qui propose de me faire traverser demain matin. Impec tout ça! Il partira vers midi, j’ai qu’à lui sonner si j’ai pas d’autre solution d’ici là… Que demander de plus? Quoi faire à part se coucher sur la plage et profiter?

Des cartes de visite peut-être? C’est que je rencontre de plus en plus de monde, et que j’ai rarement le courage de noter mon email sur un bout de papier qui sera de toute façon perdu tôt ou tard… Un caprice! J’ai envie de cartes de visite! Je me mets à la recherche d’une imprimerie, le délai est d’une semaine! Ridicule! Je propose à l’employée de lui faire en vitesse un fichier sur mon ordi, de lui envoyer par email, histoire qu’elle sorte le résultat sur son imprimante de bureau. Et voilà, l’affaire est dans le sac, une demi-heure plus tard, je ressors de là avec mes 300 cartes de visite à découper.

Je m’installe près de mon emplacement de camping, et traverse la rue pour demander des ciseaux à ma voisine d’en face. Non seulement, elle m’en prête, mais, un peu plus tard, alors que son mari Ogar rentre du boulot, ils m’invitent tous les deux pour un verre sur leur terrasse. Ogar est allemand et est arrivé ici il y a 2 ans, avec la ferme intention de mettre fin à sa vie qu’il considérait complètement foutue. Heureusement pour lui, il a rencontré la jolie Carla et l’amour a vaincu sur la détresse une fois de plus!

Mais assez de violons, Ogar nous adore mon vélo et moi. Il sort une bière, puis deux, puis trois, etc, à l’allemande quoi! Au final, une super bonne soirée en leur compagnie, même si à la fin, ils sont saouls et qu’ils deviennent lourds à me parler en long et en large de leur marque de pantalons préférée, « Lulu Lemon’s », qui parait-il est la marque qui permet à n’importe quelle fille d’avoir un cul d’enfer! D’après Ogar, celui qui parviendra à l’exporter en Europe sera milliardaire… Soit, cette généreuse soirée d’accueil se finira pour moi par une bonne nuit de repos dans le super camper des années 60 qu’ils ont au cas où au fond de leur jardin, lie is easy sometimes…

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